Lors de cette saison Guingamp figurant à présent parmi l'élite rentra dans la compétition en l'occasion des 32eme de finale. Ils élimineront Mont-de-Marsan difficilement sur le score de 1-0 après prolongation. Par la suite ils élimineront Wasquehal (3-1) avant de faire tombé un hargneux groupe caennais sur un but malheureux d'un joueur du stade malherbe de Caen contre son camp.
Guingamp se dirigea donc en ¼ de finale contre Créteil. En cette occasion le Kop organisa une véritable invasion au Parc des Princes! Les troupes guingampaises arrivent en véritable cortège au Parc où près de 1700 koppers (16 cars, 400 en voitures particulières, la diaspora bretonne de Paris) se retrouvent dans le parcage. Gros match du Kop ce jour-là, étant donné la faible présence de supporters de Créteil.
La qualification a été obtenue dans la douleur, le club d'Alain Afflelou offrit d'abord le 1er but à la 30ème min, puis le club cristolien égalisera avant la mi-temps. Contraint à la prolongation, Créteil craque sur un coup franc de Carnot qui provoqua l'hystérie dans le parcage, ce dernier traversant tout le terrain pour venir exprimer sa joie devant nous. Les chants bretons raisonnent dans le parc peu garni (11 000 spectateurs) et Charly clôture le score à 3-1 en fin de prolongation. Tous les joueurs viennent saluer le kop, des maillots sont lancés, Angelo lancera même le ballon du match dans le parcage, la communion est parfaite entre joueurs et supporters heureux d'atteindre le dernier carré et pourquoi pas rêver d'une finale. L'Echo titrait ironiquement:"Il faudra repeindre la tour Eiffel en rouge et noir".
En demi finale Guingamp tira Montpellier, une équipe redoutable à ce moment-là emmenée par la révélation de cette saison 96-97, Bakayoko.
Le kop réalisa un magnifique spectacle en réalisant le logo du club sur fond de feuille en occupant toute la longueur des gradins couverts. Le match se joua à guichets fermés, la ville se parant de drapeaux, d'écharpes à la gloire des rouges et noirs en vue d'un autre exploit. L'entrée des joueurs sur le terrain sera marquée par ce tifo magnifiquement exécuté sur toute la tribune, ce qui restera la meilleure animation du Kop Rouge depuis 10ans.
Le Kop s'enflamme rapidement, les joueurs souffrent sur le terrain. 0-0 à la fin du temps réglementaire, la partie devient serrée, très crispante dans les tribunes, avant que Christopher Wreh n'ouvre la marque sur un chaos indescriptible sur fond de fumigènes.
On commence à y croire, Montpellier reste très dangereux et se fait surprendre en contre par Moreira qui s'enfonce dans la défense, passe à Charly qui butte sur Martini, Toune récupère, et d'un lob magistral trouve la lucarne opposée. Le stade exulte, Toune se précipite vers le Kop et fini sur le grillage. Il reste trois minutes, le stade chante "On est en finale, on est en finale", c'est de la folie pure, le coup de sifflet final libère le chaudron du Roudourou et propulse Guingamp en finale de Coupe de France. Une marée humaine envahie la pelouse du Roudourou, les joueurs effectuent un tour d'honneur bien mérité.
La joie dans les vestiaires est significative d'une saison riche en émotions.
La 3ème mi-temps à l'Epoque durera jusqu'au petit matin, c'est de la folie sur fond de fumigènes sur la Plomée, place du Centre.
Le public guingampais a fait forte impression ce jour-là, Loulou Nicollin le qualifiant de "Meilleur public de France", Francis Smérécki avouant "ne l'avoir jamais senti aussi fort derrière son équipe". "La prolongation de tous les bonheurs" titrait le Ouest France.
Cepandant la finale fut d'un autre ordre, Guingamp apres avoir dominé tout le match sera eliminé aux tirs aux buts par l'OGC Nice, en effet apres le temps reglementaire le score etait de 1-1 (but de Laspalles vers la 75eme voir sur video). Aux moments des tirs aux buts les guingampais tomberent sur un Valencony des grands jours, Toune sera le grand malheureu de la soirée...
Score final 1-1 (4-3 tab)